Côte d'Ivoire: le FPI a obtenu le report des élections et il en profite

Publié le par Dozowoulé

Et c'est reparti pour de nouveaux troubles en Côte d'Ivoire. La communauté internationale n'a pas su rester ferme sur la date du 30 novembre pour les élections présidentielles, accordant un nouveau sursis au président Laurent Gbagbo. L'homme va en profiter comme il sait si bien le faire. Pour grignoter de précieux mois, ou pourquoi pas, quelques années encore. Affi N'guessan pose aujourd'hui comme conditions à la tenue des élections, le désarmement des rebelles, et l'arrêt des opérations d'identification au Nord. Sérieusement. Et s'il les obtient, il demandera la revision de la clause qui permet l'ouverture des élections à tous les candidats. Suivez mon regard...

Depuis leur signture, le parti au pouvoir a tout fait pour tuer les accords politiques de Ouagadougou. Ses derniers faits d'arme sont les sorties maladroites de la première dame à Katiola et les assauts de ses miliciens contre les centres d'identification à Abidjan. Depuis que le report de la présidentielle du 30 novembre 2008 a été décidé, c'est le président du FPI himself, Affi N'guessan qui descend dans l'arène. La semaine dernière, il a en effet soulevé un tollé en exigeant le désarmement des rebelles et l'arrêt des opérations d'identification dans la zone centre, nord et ouest qui échappe au contrôle du pouvoir.

Après toutes ces années de crise, après tous ces accords, après tous ces sacrifices consentis pour permettre à Laurent Gbagbo de conserver le titre de président de la république et de continuer à voler les deniers publics, Pascal Affi N'guessan redonne dans le dilatoire.

Lorsqu'on est faible, on ne peut s'imposer à tout un peuple que par la terreur ou la ruse. Laurent Gbagbo et le FPI l'ont si bien compris qu'ils sont encore au pouvoir depuis bientôt une décennie sans élection, et après l'avoir pris de force. A la France et aux émissaires de la communauté internationale, des valises de billets de banque, et aux populations, la mort. Escadrons de la mort et jeunes sudistes transformés en miliciens ont fait couler le sang des Ivoiriens et des étrangers qui avaient le malheur d'être Noirs. Ils sont prêts à recommencer aussi longtemps qu'on leur en donnera le pouvoir.

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Publié dans Politique

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