L'impunité en Côte d'Ivoire - Le racket des forces de l'ordre au scanner

Publié le par Dozowoulé

Des pneus usés jetés sur la chaussée pour la rétrécir à souhait. Quelques rares fois, un panneau Stop Police. Ils sont deux, trois ou quatre, rarement plus, à dresser un barrage sur la chaussée. Rayban noir. Kalachnikov au poing. PA à la hanche. Véritable armoire à glace, sanglé dans un treillis frappé du macaron de la police, de la CRS, de la gendarmerie ou des forces armées, le "commando" pointe son arme sur les véhicules et leurs occupants. L'air sévère, méchant même, ils ressemblent à tout sauf à des plaisantins.

Ils paralysent la circulation aux heures de pointes. Créant des embouteillages là où ils devraient régler la circulation. Sur les autoroutes, à la sortie des agglomérations, ils bloquent les cars, en font descendre les voyageurs qu'ils font défiler devant eux à la queue-leu-leu. Les camions de transport de marchandises n'y échappent pas.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser,  tout ce déploiement de force n'a qu'un seul objectif. Et je vous le donne en mille.

Assurer la sécurité? Non. Les FDS comme on les appelle, ont autre chose à faire que de veiller sur la sécurité du citoyen et sur ses biens. Au moindre coup de feu, ils sont prêts à fondre dans la nature. Non.

On pourrait tout de même penser que la radio leur ait sûrement signalé un braquage ou un crime quelque part, et qu’ils seraient sur le terrain pour contrer les malfaiteurs. Que nenni! Même pas. Ils déploient toute cette armada pour bien autre chose.

Aussi ridicule que cela puisse paraître, toute cette démonstration de force n'a d'autre but que d'extorquer de l'argent aux automobilistes ! Ils sont partout à Abidjan et dans les principales villes du pays. Sur les grandes voies comme dans les quartiers. Leur cible privilégiée, les chauffeurs de taxi et autres minicars de transport en commun.

Lorsqu'ils intiment l'ordre à un conducteur de garer, ils commencent par lui demander ses pièces. Le prétexte paraît donc, de prime abord normal: contrôle de routine. Mais, par la suite, leur vocabulaire s’enrichit: "vous êtes passés au rouge", "défaut de pare-brise", "défaut de maîtrise du volant", etc. Monologue ou dialogue au bout duquel ils ont toujours raison. Ils ont tout leur temps. Ils le prennent en tout cas. Parfois, ils contrôlent tout sur le véhicule : papiers, boîte à pharmacie, triangle, tatouage, pneu secours, etc. Jusqu'à trouver la petite bête. Mais lorsqu'ils n'ont pas envie de discuter, ils empochent vos pièces et s’éloignent pour aller siffler d'autres voitures. Dans ce cas, vous prenez votre mal en patience, en attendant sagement dans la voiture qu’ils reviennent vous les rendre.

Lorsqu'ils ne s'en prennent pas au conducteur, ils vérifient l'identité des passagers. Ici, le délit se résume en la possession d'une pièce d'identité étrangère. Gare à vous également si vous êtes Blanc et ivoirien, car ils risquent de vous demander comment vous avez fait pour avoir une carte d'identité ivoirienne. Même traitement lorsque le citoyen que vous êtes a tout simplement oublié de prendre ses pièces en sortant de chez lui. L’humiliation commence lorsqu’ils obligent le « criminel » à descendre de voiture pour leur tenir compagnie. 

Lorsque vous êtes « pris » à un barrage, pour une quelconque de ces « fautes », commencez par demander pardon au "chef". Sinon l'amende varie. L'agent encaisse séance tenante entre 200 francs CFA et 2.000 francs (jusqu'à 3 Euro). En contrepartie, il ne délivre aucun papier. Pas plus un reçu de contravention qu'une carte de séjour.

Plus grave, là où les choses se compliquent, c'est lorsque ces agents tombent sur quelqu'un qui "connaît ses droits", et donc qui proteste ou refuse tout simplement d'obtempérer. S'ils lui mettent la main dessus, c'est pour le rouer de coups, comme ils l'ont fait au début du mois d'avril 2008, avec Laurent Pokou, une ancienne gloire du football. Sinon, le doigt presse sur la détente et la rafale part...

Les journaux ivoiriens barrent régulièrement leurs unes avec les exploits macabres de nos vaillants soldats. A en croire leurs supérieurs, ils tirent généralement pour immobiliser le véhicule fautif. Encore que les balles se retrouvent généralement plus haut, tuant sur le coup conducteurs ou passagers, lorsqu'ils ne les envoient pas à l'hospice pour un séjour prolongé.

Le phénomène se poursuit depuis des années. Dans l'indifférence totale des autorités, puisque jamais personne n'a jamais été sanctionné. Car il faut le dire, ici l'impunité a la peau dure.

A la fin de l'opération - qui peut durer plusieurs heures, le barrage est levé. Les agents se regroupent alors au coin de la rue pour faire le point et se partager le butin. Une partie des sous se retrouve dans leurs poches, et le reste est envoyé à l'autorité. En d'autres termes, le commissaire de police du coin dont les éléments ont effectué cette mission, reçoit sa part. Il est facile de savoir qui est qui. Les éléments sont souvent identifiables au numéro du commissariat gravé sur la voiture de service garée au bas côté de la route, et dans laquelle les taximètres vont faire leurs "versements". En ce qui concerne la CRS de Williamsville, le barrage est dressé devant l'entrée du camp, où passe la plus grande voie du quartier. Donc, ici, les fonds encaissés sont envoyés au commandant de la caserne. Certaines sources font même remonter la filière jusqu'à la présidence de la République, dont ce racket alimenterait l'une des caisses noires. Une chose est sûre, qu'on soit officiel, autorité militaire ou simple citoyen, il suffit d'emprunter nos routes pour tomber sur ces barrages anarchiques. De temps à autre, le Procureur militaire menace - par voie de presse - de sanctionner les agents qu'il prendrait sur le fait, mais le citoyen lambda pense qu'il le dit juste pour amuser la galerie. Et pour cause...
 

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Publié dans Société

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S
vous n'êtes qu'un putain d'imbécile soit disant dozo woulé! vous êtes bête tout simplement,vous prétendez aimer un pays et vous êtes un rebelle qui a tué et violé les personnes ressortissantes de ce pays! crétin vous l'êtes! vous n'êtes là que pour de l'argent! je n'ai pas les mots pour vous décrire car vous n'avez même pas le statut d'humain! vous n'êtes qu'un sus-produit raté de cette espèce! alors grosse merde ,arrète de ternir l'image de ce pays. Moi, j'en connais des ivoiriens de souche , et toi tu n'en est pas un sale profiteur!
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D
<br /> <br /> Merci monsieur le distributeur de nationalités... J'espère qu'on se retrouvera uin jour face à face et que tu me repètera tout ça comme un homme<br /> <br /> <br /> <br />